Jean Anglade : le patriarche des lettres auvergnates
Né en 1915 près de Thiers, dans le Puy-de-Dôme, Jean Anglade est une figure majeure de la littérature auvergnate. Orphelin de père dès l’âge d’un an, il grandit dans un milieu modeste, marqué par la pauvreté et la guerre. Après des études à l’école normale d’instituteurs de Clermont-Ferrand, il devient professeur de lettres, tout en poursuivant une carrière littéraire exceptionnelle. Auteur prolifique, il publie plus d’une centaine d’ouvrages : romans, biographies, essais, poésie, théâtre et traductions, notamment des classiques italiens comme Le Prince de Machiavel ou Le Décaméron de Boccace.
Un auteur prolifique et récompensé
Surnommé le « Pagnol auvergnat », Jean Anglade puise son inspiration dans sa région natale, qu’il évoque avec tendresse et humour. Son œuvre, riche et variée, reflète son attachement profond à l’Auvergne, ses paysages, sa langue et ses traditions. Parmi ses romans les plus célèbres, L’Immeuble Taub (Prix Eugène Dabit du roman populiste en 1957) et La Foi et la Montagne (Prix des libraires en 1962) illustrent son talent de conteur et son humanisme. Il aborde des thèmes universels comme la guerre, la famille, l’école et la condition humaine. Toujours avec une touche de poésie et d’ironie tendre.
Jean Anglade est aussi un traducteur reconnu, un biographe passionné (il consacre des ouvrages à Pascal, aux frères Montgolfier, ou encore à Hervé Bazin) et un fin observateur de la société. Son style, accessible et chaleureux, séduit un large public. En 2016, il est aussi promu Chevalier de la Légion d’honneur. Couronnant une vie dédiée à la littérature et à la transmission des valeurs républicaines.
Son engagement pour la culture et la langue occitane, ainsi que son attachement à l’école de la République, font enfin de lui une figure emblématique. Jusqu’à sa disparition en 2017, il reste un écrivain engagé, drôle et profondément humain. Dont l’œuvre continue d’inspirer les générations suivantes
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